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Archive for the ‘Vidéo’ Category

Caméra-stylo

 

Le Passe murailles, une de mes caméra-stylo. En discret hommage à Marcel Aymé et sa nouvelle intitulée « Le passe-muraille »

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Torre di Capi Corsu

Propositions de Guy Meria pour l’aménagement et l’animation de tours littorales du Cap Corse

Vidéo de Nadine Manzagol

Voix de Batti Geronimi (langue Corse ADECEC)

Remerciements à Mathieu Luzi pour sa belle composition-interprétation musicale sur cetera

Texte original de Guy Meria :

La polémique récente née de la vente de 6 tours cap-corsines, 3 à l’Est : Miomo, l’Osse et Meria ; 3 à l’ouest, Albo, Nonza et Negro, nous invite à sortir du silence, à recadrer tant soit peu les choses et surtout, étant plus positifs encore, à proposer des actions visant non seulement à protéger, mais aussi à valoriser ce patrimoine que constituent ces tours. Il n’est pas question, ici, de refaire leur histoire, ni de les décrire, sauf à signaler qu’un travail est en cours dont l’objet sera de permettre aux visiteurs, dans le cadre d’un circuit à thèmes, de mieux les découvrir.

Le Cap Corse a pour originalité de rassembler sur un petit territoire (344 Km2 sur les 8722 Km2 de l’île), rapidement parcouru de nos jours (34 Km de long, 10 à 12 Km de largeur), toute la catégorie d’édifices, de type défensif, que la Corse dans son ensemble possède ou a possédé ; depuis le château médiéval, la tour de hameau, la maison forte jusqu’aux tours du littoral. Celles-ci étaient au nombre de 28, pour 92 Km de côtes. La plupart sont faciles d’accès, et ici plus qu’ailleurs, la réalisation d’un circuit à thèmes, avec visite des édifices, nous semble intéressante sur un plan touristique et économique. Les quelques idées émises sont à discuter avec tous ceux et toutes celles qui croient dans un projet global, une sorte de produit touristique qui ferait intervenir histoire, environnement, culture, et activités sportives ou ludiques.

Quel est la situation de ce patrimoine dont il est fait état ?

– La Tour de Miomo, propriété de l’Etat, a été amodiée par la commune de Santa Maria di Lota en 1975 ; le but de la municipalité étant l’organisation d’expositions, après l’avoir aménagée intérieurement.

La pièce du bas et le premier étage pourraient, en effet, accueillir une exposition permanente sur l’histoire des tours. C’est la première tour Cap-Corsine, puisque celle de Toga, de forme carrée, de Pietranera (ronde), de Grisgione (ronde ) ont été détruites. Elle est très bien conservée, avec une terrasse à mâchicoulis, son merlon et sa guardiola.

– La Tour de l’Osse a été remise aux services des domaines le 12 octobre 1896 et vendue en 1913 par le professeur Ambrosi qui la fit classer avant de la confier à la Société des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse, pour, selon les propos de Camille Piccioni, « permettre de conserver un témoin des anciennes fortifications cap-corsines ».

Cette tour a fait l’objet d’une restauration entre 1978 et 1980, à l’initiative de la Société Archéologique de Haute Corse (réfection de la terrasse, refuge de cantonnement, etc). C’est la deuxième tour Cap-corsine que l’on voit figurer régulièrement dans les inventaires ou les rapports de visite des enquêteurs génois. C’est une tour à trois niveaux, de 14,20 m de hauteur, dont il faudra traiter l’accès si on veut l’intégrer dans un circuit de visite des tours cap-corsines.

Compte tenu de son excellent état elle pourrait également servir de modèle de visite (citerne, 2 pièces, terrasse à mâchicoulis, etc). Une fiche serait établie sur son histoire, présentée au public sous forme de panneaux. En outre cet édifice pourrait accueillir une bande sonore de chants polyphoniques corses que les visiteurs écouteraient sans doute avec étonnement et émerveillement.

– La Tour de Meria avait été amodiée par la famille Biaggi. Très abîmée au début du siècle, elle a fait l’objet d’une consolidation, plus que d’une réelle restauration. La couronne dispose de 12 corbeaux de mâchicoulis.

Elle pourrait servir de chantier de restauration ou de réhabilitation pour les années à venir, avant de lui donner une autre destination (exposition sur l’environnement, la faune, la flore, etc) et annoncer ainsi le circuit pédestre des Tours de Santa Maria la Chiapella, Agnello et Tollare.

– La Tour d’Albo a été consolidée en 1982, grâce aux travaux réalisés, avec comme la précédente tour, l’aide de l’Etat et des Collectivités locales, par la Société Archéologique de Haute Corse. La situation était alors préoccupante car les infiltrations d’eau, par la terrasse, menaçaient l’édifice d’écroulement.

Cette tour peut également faire l’objet d’une deuxième phase de restauration (couronnement notamment et façades) et, compte tenu de sa situation, d’une visite dans le cadre d’un circuit touristique. On peut décrire son histoire, et pourquoi pas aussi celle des « Agriates », puisque les barques cap-corsines partaient de ces petites escales avec leurs marins-cultivateurs pour aller à la conquête de terres à céréales, de l’autre côté du Golfe. Il y a là une originalité que l’on doit transmettre aux jeunes générations et aux visiteurs du Cap Corse.

– La Tour de Nonza, avec ses trois échauguettes originales a été construite sur les bases d’un ancien fortin génois et d’un ancien castello détruit par les Génois en 1487. Elle a fait l’objet d’une restauration par l’Etat et par l’association des Amis du site de Nonza.

C’est l’endroit idéal, à mon sens, pour y installer une exposition sur la féodalité Cap-Corsine. Sa Rocca, symbolise la résistance, non seulement fin XVeme, mais aussi au XVIIIeme siècle. Avec la geste héroïque de Jacques Casella, chargé de contenir l’armée du Général Grandmaison.]]

– La Tour de Negro, enfin, a également fait l’objet d’une restauration. Construite en 1559, à l’initiative des habitants des communes d’Olmeta et de Farinole, elle servait à abriter bateaux et magazzini du Scalo. Son accès est difficile, sauf a en aménager un.

Nous y verrions bien une exposition sur le village d’Olmeta du Cap Corse, depuis le moyen âge jusqu’à aujourd’hui. Dans cette commune on a également utilisé les « prese » des Agriates et on traversait régulièrement le golfe pour les cultiver.

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